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Baldur's Gate - Vous devez réunir votre groupe avant d'aller plus loin

Salut à tous ! Aujourd’hui, nous allons parler de Baldur’s Gate. Non, pas du nouveau développé par Larian (nous nous occuperons de son cas en temps utile), mais de la trilogie d’origine. Et croyez-moi, il y en a des choses à dire dessus, surtout lorsqu’on s’y repenche avec un œil moderne et en essayant de mettre sa nostalgie de côté.


Est-ce que vous êtes prêts pour une épopée remplie de hobgobelins, de dieux morts, de sang et de sel ? Moi non plus, mais c’est comme ça que commencent toutes les plus belles histoires. Allez, sortez vos fiches et lancez 6 fois 3d6, on est parti !


P.S : le premier jeu ayant plus de 20 ans, je vais spoiler comme un sagouin. Vous êtes prévenus.


1. Contexte


Tout d’abord, une petite question pour vous. Qui n’a pas compris ce que je voulais dire par « lancez 6 fois 3d6 » ? Allez, ne faites pas les timides, je sais que certains n’ont pas relevé !


Merci, homme de paille virtuel ! Grâce à toi j’ai une parfaite excuse pour expliquer quelque chose vaguement en lien avec le sujet de départ !


« Lancer 6 fois 3d6 » se réfère à la création de personnage dans un Jeu de rôle (JdR) papier – ici Donjons & Dragons – et signifie qu’il faut lancer 6 fois d’affilée 3 dés à six faces, pour avoir six scores allant de 3 à 18, représentant les caractéristiques du personnage en question. Si, de nos jours, on trouve du RPG ou des notions de RPG un peu partout – le genre s’étant accouplé avec tous les autres pour donner une floppée de bâtards plus ou moins viables – il fut un temps où « jouer à un RPG » signifiait réunir 3-4 amis, des sacs de dés, du papier et de la pizza. On l’oublie souvent, mais la plupart des RPGs sous format jeu vidéo descendent directement des JdR papier. Oui, même les j-RPGs, qui ont pourtant l’air d’avoir leurs propres codes, descendent de la longue lignée de Donjons & Dragons (dont Final Fantasy premier du nom n’était qu’une contrefaçon, mais nous verrons ça une autre fois).


À la sortie de Baldur’s Gate (fin 1998), le genre était déjà largement répandu sur PC comme sur console : Fallout et Final Fantasy VII sont sortis un an avant, Daggerfall souffle sa deuxième bougie et le premier Dragon Quest date de 1993. Autant dire que la période est faste… si on prend le genre dans son ensemble. Dans le petit monde des RPGs dérivés de D&D – et donc cherchant à recréer une partie de JdR sur table sans nécessiter ni manuel, ni table, ni amis – c’est plutôt la disette. Gameplay douteux, difficulté schizophrénique, personnages plats… le genre est en chute libre et Baldur’s Gate lui servira non pas de parachute mais carrément de jetpack. Pour faire court, à sa sortie, le premier BG déchire tout.


Et 20 ans après ?


Eh bien… ça dépend. Il y a boire et à manger, et si certains aspects ont très bien vieilli (voire même font mieux que les jeux de maintenant), d’autres accusent méchamment leur âge.



2. Histoire


L’histoire de Baldur’s Gate peut se diviser en deux types de trames narratives : une filée, au travers de toute la trilogie, et une spécifique, liée à chaque opus en particulier.


La trame directrice est simple : vous êtes un des noooombreux rejetons de Bhaal, dieu du Meurtre ironiquement mort, et Papa s’est arrangé pour organiser une battle royale post-mortem afin que son essence soit de nouveau réunie.


Les autres trames qui viennent s’y greffer à tour de rôle ? Nettement moins. Et c’est là que la narration de BG fonctionne merveilleusement bien. À partir de cette grande trame à la fois épique et simple, chaque jeu vient raconter une histoire unique, complexe, et qui explore à sa façon les conséquences d’une telle conspiration divine pour les pauvres couillons bien mortels.


Dans Baldur’s Gate premier du nom, vous commencez le jeu en tant que jeune adulte ayant grandi bien caché derrière les murailles de la citadelle-monastère-bibliothèque de Château-Suif sous la tutelle du mage Gorion. Celui-ci vous a demandé de vous préparer à partir (en suivant ce qui est en réalité un tutoriel implicite plutôt bien fichu) car vous n’êtes plus en sécurité ici. Un tuto et quelques heures de marche plus tard, vous vous faites sauter dessus dans un bois par une bande d’ogres, de bandits et le Grand Méchant en Armures à Pointes (ou GMAP, pour faire court). Gorion se sacrifie pour vous permettre de fuir, et c’est là que commence le vrai jeu.


Avec ça.












Figure 1: Vous l'entendez hein ? Avouez que vous l'entendez.


Si vous ne l'entendez pas, je vous laisse le plaisir de la découvrir en anglais dans la vidéo suivante :

Ou encore mieux, en français :

C'est bon, vos oreilles saignent ?


Une fois que vous avez donc récupéré votre indispensable voleuse à la voix de crécelle, c’est à vous de voir ce que vous voulez faire. Suivre les instructions de votre défunt père et prendre contact avec d’anciens amis ? Recruter deux mercenaires tarés et les suivre dans leur mission ? Laisser Imoen se faire bouffer par un ours ? Vous pouvez ! Seulement, vous ne couperez pas éternellement à votre destin, et vous finirez toujours par retomber sur les rails de la grande histoire de Bhaal.


L’histoire de BG1 tourne autour de la crise du fer qui ronge la région autour de la Porte de Baldur. En effet, toutes les armes, outils et même le minerai fraîchement extrait sont devenus fragiles et friables, sans que personne n’en connaisse la cause. Évidemment, sans outils, toute l’économie de la région est en berne, et la tension monte avec le royaume voisin, l’Amn, qui, lui, ne semble pas souffrir de cette étrange peste. Peu importe la voie que vous choisirez, c’est donc sur fond de crise économique et de guerre naissante que vous la tracerez. Et de fil en aiguille, vous découvrirez que celui qui tire les ficelles n’est autre que le GMAP, l’un de vos très très trèèèèès nombreux frères, désireux de se faire remarquer de Papa en déclenchant une guerre sanglante. Bref, pendant 95% du jeu, l’intrigue est avant tout économique et politique, et vous n’êtes qu’un aventurier comme les autres essayant de résoudre la situation. Vous n’êtes pas l’élu, personne ne vous met sur un piédestal, et toutes vos réussites, vous allez devoir les gagner à la sueur de votre front.


Baldur’s Gate 2 quant à lui, reprend l’histoire quelques temps après la fin de vos aventures. Vous avez sauvé deux nations (pour le bien, l’argent ou juste pour buter le GMAP, votre choix), vaincu moult bestioles et pillé de nombreux donjons… et avez par la même occasion attiré l’œil d’Irenicus, un mage aussi puissant que mal sapé qui a décidé de vous faire visiter son cellier à câlins.


Figure 2: Le visiter, c’est s’y faire adopter. Bienvenue à la maison mon p’tit bonhomme à torture !


Par un concours de circonstances, une attaque par la mafia locale vous permet de vous échapper… et de vous faire reprendre aussi sec par la mafia gouvernementale locale, qui embarque à la fois Irenicus et Imoen pour usage illicite de la magie.


Et vous voilà donc à poil, à Athkatla, l’air confus et des bleus plein la tronche.


Figure 3: Bienvenue à la promenade de Waukyne, veuillez ne pas déranger les gravats.


Là encore, on vous donne un objectif à long terme et peu d’indications sur la manière d’y parvenir ou sur votre but réel. Est-ce que vous voulez sauver Imoen ? Vous venger d’Irenicus ? En savoir plus sur vos pouvoirs de fils de Bhaal ? C’est votre personnage, à vous de décider !

…et malheureusement, c’est là l’un de vos rares choix dans cette seconde aventure. Passés les tâtonnements du début, vous vous rendrez rapidement compte que quoi qu’il advienne, vous allez devoir casquer 15.000 pièces d’or pour avoir l’aide soit de la mafia, soit d’une secte de vampires. Un peu dur à justifier lorsqu’on veut jouer un paladin. Les quêtes secondaires sont très bien fichues et très intéressantes, mais la trame principale ? Mouaip. On passe l’ensemble du jeu à courir après Irenicus, on sauve notre sœur au passage et on se rend compte qu’au final, tout est la faute des elfes.






















Figure 4: Les tortures, l'enlèvement, les morts, la collusion avec la mafia, les 15.000po ? Sa faute.


Sans ces crétins de hippies, il n’y aurait jamais eu d’Irenicus. En effet, bien avant le début de nos aventures, Irenicus s’appelait Joneleth et avait de jolies oreilles pointues. Mû par sa délicate espièglerie naturelle, Johnny avait tout simplement décidé qu’il méritait d’avoir sa place dans le panthéon elfique, rien que ça. Pris la main dans le sac par Maman, Joneleth s’est donc fait punir en se faisant retirer son âme et bannir du royaume des elfes. Après tout, quelle importance s’il décidait de se défouler sur d’autres bipèdes moins évolués, hein ? Au moins, le sang elfique n’avait pas coulé et l’honneur de tous était sauf !


En bref, c’est la faute des elfes, et tout repose sur vous pour nettoyer leurs conneries et faire ce qu’ils auraient dû faire à Irenicus des années auparavant : l’envoyer direct dans les abysses se faire bolosser par une horde de démons.


Et c’est là-dessus que se conclut Baldur’s Gate 2, dont l’histoire est bien davantage portée par ses personnages que par son originalité ou son développement. L’intrigue n’est pas mauvaise en soi – d’autant plus que les quêtes secondaires sont le plat principal du jeu – mais clairement, elle manque du terre-à-terre fort rafraîchissant que nous proposait BG1.


Et enfin, arrive Baldur’s Gate 2 : Throne of Bhaal. La conclusion épique de la saga, où tout nous est révélé, et où…ben en fait non. ToB n’étant qu’une extension de BG2 et non un jeu à part entière, on sent que les développeurs ont fait de leur mieux pour conclure la trilogie avec les ressources disponibles. Et c’est – malheureusement – tout ce que ToB est, une conclusion de la grande battle royale lancée au début de BG1. On bute les 5 prétendants au podium, la grande-prêtresse de Papa qui avait décidé de s’emparer du pouvoir, et voilà, c’est fini. Soit notre personnage devient le nouveau dieu du meurtre, soit il décide que, finalement, les histoires de divinité c’est chiant, et il continue sa route sur l’une des fins « mortelles » (largement dépendantes de si vous avez romancé un autre personnage ou non).


Et c’est ainsi que se conclut la trilogie Baldur’s Gate. Est-ce que l’histoire a bien tenu, 20 ans plus tard ? Yep, carrément. L’ensemble est solide, chaque jeu possède son intérêt et son ton propre, et surtout, la quête de notre personnage DEVIENT épique. Et c’est là que BG brille tout particulièrement. La trilogie est une quête en elle-même, depuis le niveau 1, l’armure en cuir et la dague jusqu’au niveau 30 et la claymore +5. Depuis les vieux loups moisis sur pattes jusqu’aux démons et aux dragons. Rares sont les jeux actuels à proposer ce cheminement plutôt que de nous jeter instantanément dans les pompes d’un demi-dieu héros adulé. Ici, chaque niveau, chaque point de réputation se mérite, et ce n’est qu’au bout de dizaines d’heures de jeu que vous atteindrez le point où vous vous sentirez vraiment comme un dieu vivant.



3. Personnages


Ah les personnages ! Plus que l’intrigue principale, ce sont les différents humains, nains et autres gnomes qui peuplent l’univers de BG qui portent le jeu. Pour faire court… tous sont uniques à leur façon et il y a bien peu de chances pour que vous traversiez la trilogie sans développer un attachement (ou une haine farouche) à eux.


Ennemis, alliés ou simples PNJs, tous ont reçu une bonne dose d’attention à leur création, et cela se sent. Certains sont unidimensionnels, d’autres complexes, mais tous remplissent parfaitement leur fonction.


Si la qualité des dialogues n’a rien à envier aux jeux plus récents, leur quantité peut parfois laisser à désirer. Les BGs sont de grands jeux – là, je parle d’un point de vue taille – mais le nombre de personnages qui se partagent le gâteau rend certaines équipes bien silencieuses passé les quelques dialogues scriptés. Et lorsqu’on voit le travail qui a été fait sur les personnages, eh bien cela fait comme un manque. Un peu comme lorsqu’on se rend compte que, arrivé à la dernière part, on aurait mieux fait de prendre un plus gros croustillant aux noisettes.


La quantité de recrues potentielles est impressionnante : 25 personnages dans Baldur’s Gate 1, auxquels s’ajoutent les 4 rejetons de l’Enhanced Edition. Baldur’s Gate 2 et Throne of Bhaal sont légèrement moins fournis (17 dans les originaux, 5 de plus dans l’EE) mais propose des personnalités nettement plus complexes que leur prédécesseur, où la plupart des recrues sont davantage des archétypes que des individus à part entière. Et pourtant, là encore… on se surprend à en vouloir plus. Les restrictions de gameplay font que, pour une partie donnée, la majeure partie des recrues ne sont tout simplement pas ou peu désirables. Pour prendre l’exemple le plus flagrant, comment justifier de recruter Safana, Alora ou encore Skie dans Baldur’s Gate 1 alors qu’Imoen est déjà une excellente voleuse, à une place importante dans l’histoire et arrive dans votre équipe à peine le tutoriel terminé ?














Figure 5: Après... Safana propose deux arguments de poids. (Je parle de son sort de Charme-personne inné et de ses 17 de charisme bien entendu).


On pourrait voir là une bonne raison de recommencer le jeu (et c’en est une !) mais même comme ça, il restera des recrues que vous n’arriverez jamais à caser dans votre équipe. Ou ne voudrez jamais caser dans votre équipe, parce qu’elles ont un caractère de merde, des stats déplorables et que les squelettes invoqués font de meilleurs boucliers vivants.


Promis Nalia, je savais pas qu’il y avait un dragon quand je t’ai envoyé la bas à poil.



4. Gameplay


Passons au gameplay ! Baldur’s Gate a un système de combat assez particulier puisqu’il s’agit de tour par tour… en temps réel. Je m’explique : dans D&D, les combats sont divisés en rounds, chacun représentant 6 secondes d’actions. Lorsque tous les joueurs et ennemis ont agi une fois, on appelle cela un tour. Simple non ?


Dans Baldur’s Gate, un round équivaut bien à 6 secondes en temps réel et un tour dure 10 rounds (et donc une minute). Une heure in-game équivaut à 5 tours. Chacune de ces trois unités de temps est utilisée par le jeu pour définir la durée d’un sort/effet/potion, donc autant vous dire que vous avez intérêt de les garder en tête. Contrairement à la version sur table, tous les personnages jouent en même temps, et les actions s’enchaînent donc très – et souvent trop – rapidement. Lorsqu’il s’agit d’un combat entre 4 guerriers et 4 gobelins, ça va : chacun y va de son coup d’épée ou de sa flè-flèche, et le premier qui tombe a perdu. Mais quand les mages commencent à rentrer dans l’équation et à spammer la boite à texte…


Figure 6: Yup. Putain de mages.


Alors certes, il est possible de mettre pause à tout moment et même de calibrer tout un set de conditions pour geler instantanément le jeu, mais à moins de compléter tuer l’action, rien n’empêchera les combats de haut niveau de dégénérer en chaos absolu et total. Est-ce une mauvaise chose ?... mouiii ? Ptête ? D’un côté, la confusion du système renforce le sentiment de bataille effrénée entre combattants légendaires. De l’autre…


Figure 7: PUTAIN DE MAGES.


Comme vous pouvez le voir, l’interface elle-même se fait bizuter par le système de magie. Non pas qu’il s’agisse d’une très bonne interface de base, mais lorsqu’elle se retrouve en plus à essayer de gérer les tarés en robe ? Pouh, y’a plus personne.


Parlons donc un peu du système de magie. Dans BG et D&D, les mages (et toutes les classes utilisant la magie, à une exception près) utilisent un système de magie dite vancienne – du nom de Jack Vance, un auteur de fantasy qui a, sans grande surprise, inventé le truc. C’est-à-dire que les mages ont un nombre de slots de mémoire selon leur niveau et chaque matin, ils décident de quels sorts mettre dedans. Chaque fois qu’ils lancent un sort, il disparait pour la journée et le slot reste vide jusqu’à ce que le mago aille piquer un roupillon.


Figure 8: Chaque slot peut accueillir un exemplaire des sorts de la page. Chaque page contient à peu près le même nombre de sorts. Y’en a 9. Imaginez la liste.


Plus vous avancerez dans le jeu et plus la magie prendra son importance. À bas niveau, un mage n’est guère plus qu’un épouvantail fragile et souffreteux, capable de balancer un ou deux sorts dans la journée avant de ne plus qu’être un mauvais lanceur de cailloux. À haut niveau en revanche, le mage de l’équipe est celui qui décide si l’aventure se finit à la taverne ou au cimetière.


Figure 9: C’est comme si le monde faisait la différence entre ceux qui peuvent réécrire la réalité avec leur esprit et ceux qui ne peuvent pas.


Le problème, c’est que les mages d’en face deviennent tout aussi puissants que vous, mais qu’eux n’ont pas besoin de se retenir pour le combat suivant. Vous êtes la seule raison de leur existence. Alors autant dire qu’eux, ils n’ont pas peur de claquer une demi-douzaine de sorts juste pour se buffer. Et un buff, dans BG, c’est généralement une immunité ou quasi-immunité aux dégâts physiques ou magiques. Les combats à haut niveau consistent donc en une sorte de danse nuptiale entre les mages des deux équipes, où chacun essaye de dissiper les protections de l’autre dans le bon ordre pour que les guerriers puissent faire leur boulot de maître kebabiers. Un petit exemple : un mage se buffe avec une invisibilité, une déviation de sort et une immunité aux armes magiques. Il faudra, dans l’ordre : dissiper son invisibilité pour pouvoir le viser, percer sa déviation pour pouvoir l’attendrir, virer son immunité, et ensuite seulement vous pouvez lui lâcher votre berserker sur la tronche. Tout cela pendant que le mage en question vous pulvérise la gueule à coups de météores.


Et c’est génial !


Ok, vu la diatribe vitriolée, on ne dirait pas. Mais pour ma part, j’adore cette façon de faire. Contrairement à la plupart des jeux où être un mage ne signifie guère plus que « jouer un archer mais qui lance des éclairs », ici, jouer un mage vous demande de réfléchir comme si vous en étiez un. Vous devez, pour ne pas défoncer votre écran de frustration, apprendre chaque sort, connaître chaque buff/débuff, et réfléchir à la façon d’aborder chaque problème.


Figure 10: Ou vous pouvez demander à votre assassin de se glisser dans le dos du mage avec un gourdin parfaitement ordinaire ramassé y’a deux minutes dans le caniveau. Pas d’magie, pas d’immunité.


Je me suis longuement attardé sur les mages, mais la plupart des classes ont les outils nécessaires pour briser la balance du jeu en deux. Les voleurs, outre l’attaque sournoise illustrée plus haut, ont accès à des pièges irrésistibles capable de tuer n’importe quel ennemi. Les prêtres et les druides sont presque aussi fumés que les mages. Les paladins ont tellement d’immunité qu’on en oublierait que certaines altérations d’état existent, et ainsi de suite. BG – tout comme D&D d’ailleurs – n’a aucune forme de balance ou d’équilibrage, si ce n’est l’honnêteté et/ou le manque de stratégie du joueur.


Le plus gros reproche que je pourrais faire au gameplay concerne l’interface. Vraiment, jouer en temps réel dans cette espèce de timbre-poste a de quoi rendre marteau. Et je ne parlerai pas du temps passé à chercher quel sort ou compétence lancer quand la barre de choix ressemble à ceci :


Figure 11: Et on est même pas à la moitié de la liste ! P-U-T-A-I-N D-E M-A-G-E-S.


Mais bon, rien de surprenant dans un jeu ayant plus de 20 ans !



5. Graphismes et bande-son


Nous allons passer assez rapidement sur cette partie. Déjà parce qu’il est toujours assez difficile de juger des graphismes d’un jeu aussi vieux, mais aussi et surtout… parce que je n’ai pas grand-chose à dire en fait.


Les cartes sont superbes, très détaillées et dessinées avec amour et passion. Les modèles de personnages sont tout à fait décents, et les effets spéciaux font leur boulot (même s’ils sont assez répétitifs).


La bande-son quant à elle est tout à fait respectable. Les musiques sont assez courtes – il n’y a pas de musique permanente lors de l’exploration par exemple – mais aisément reconnaissables et sont toutes de qualité. Pas l’OST du siècle, mais ça fonctionne encore très bien.


Les voix sont…













…ce qu’elles sont. Pour le meilleur comme pour le pire. Pas mal de doublages – dans BG1 surtout – sont très exagérés et cartoonesques, mais la plupart marchent étonnamment bien. Ou en tout cas sont mémorables, ce qui est déjà pas mal. La version française est tout à fait correcte. C’est pas Borderlands 2, mais on sent qu’il y a eu des efforts. Même si…













Figure 12: Ok promis j'arrête.



6. L’Enhanced Edition


Comme vous avez pu le voir sur mes screens, je joue désormais à l’Enhanced Edition. Une seule raison : parce qu’elle marche.


En effet, les jeux d’origine accusent leur âge, et les faire tourner sur un PC moderne demande plus d’efforts que je ne me sens d’en fournir. D’autant plus que l’EE apporte aussi un lot de corrections bienvenues, d’options de confort fort agréables et surtout permet une continuité complète sur toute la saga sans avoir besoin de mods.


En effet, la version de base de BG1 est sensiblement différente de BG2, et bien que l’import de personnage soit possible, cela représente quand même une sacrée fracture. Rien de tout cela avec l’EE où la transition se fait de manière totalement naturelle.


Pour le contenu original de l’EE en revanche, passez votre chemin, y’a rien à voir. Les nouveaux personnages se démarquent trop des anciens – un peu comme s’il avaient été ajoutés par un mauvais mod – et ont de bonnes tendances Mary Suesques – toujours comme dans un mauvais mod.














Figure 13: Ou Gary Stuesques, on est pas sexistes.


Faisons les comptes. Sur 6 personnages ajoutés par l’EE, nous avons donc :

- Un demi-orc abusé trop dark ;

- Une vampire de la lignée des Sue avec des stats de malade ;

- Deux personnages bonus et/ou décalés ;

- Un moine chiant comme une chaussette orpheline ; et

- Une mage – à peu près – sympathique.


Pas une grosse pêche donc. Et je ne parlerai pas de leurs quêtes et/ou fins, qui sont pour certaines à la limite de l’insultant pour notre personnage joueur.


Bref, l’EE, c’est comme le McDo : on sait que c’est pas bon pour nous, mais c’est tellement pratique qu’on s’y arrête quand même.


Ah et… non, je ne parlerai pas de l’extension réalisée par les créateurs de l’EE. Juste…non.



7. Pourquoi on attend avec impatience le 3


Baldur’s Gate. Par Larian. J’ai vraiment besoin d’en dire plus ?


OK.


Allez jouer à Divinity : Original Sin 2.


Si si, j’attends. Promis. Rendez-vous ici, même jour, même heure, dans un mois ou deux. Ou dix. Ça dépend de votre temps libre.


Ilmeni


Si jamais vous décidez de tenter l'aventure, préparez-vous : il y a une phrase qui va vous rentrer dans la tête, se graver en lettres de feu sur votre cerveau et vous obséder jusqu'à ce que vous mouriez d'épuisement tant elle vous aura coupé de votre sommeil :



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