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Le jeu indé, oui mais sur Switch

En cette période de confinement, je vous souhaite à tous plein de courage et de force et de patience. Pour cet article, que j’ai commencé à écrire avant la période de sécurisation, je balaye rapidement, les trois ans de la Nintendo Switch, fais un point sur le jeu indé et vous balance de quoi vous occuper en apprenant à garder vos nerfs. Bonne lecture.


Bon anniversaire Nintendo Switch.


Le 3 mars 2020 la dernière née de Nintendo a eu trois ans. Cette console hybride vendue à plus de 52 millions d’exemplaire à travers le monde au 31 décembre 2019 est bien entendu, comme toujours avec Nintendo, arrivée avec son lot de jeux maison. En tête de liste, sorti en même temps que la console, c’est The Legend of Zelda: Breath of the Wild qui assurera à la Nintendo Switch un départ tonitruant.


Mario suivra quelques mois plus tard pour les fêtes de Noël avec son Odyssey interplanétaire et la version Deluxe de Mario Kart 8 sortie initialement sur Wii U qui rafle toutes les attentions en faisant rapidement partie des meilleures ventes de la console.


Après une Wii U en berne, dont les chiffres de vente peinent à convaincre sur ses cinq années d’existence, tous les voyants étaient au rouge pour la nouvelle console de Nintendo qui n’est ni vraiment portable, ni vraiment une console de salon. Les spec sont bien en-dessous des machines de la concurrence et avant la première présentation qui date de janvier 2017 personne ne comprenait réellement le concept de l’engin.


Oui mais voilà, Nintendo, qui ne fait vraiment pas les choses comme ses concurrents, a finalement balayé tous les pronostics des analystes dans les tréfonds des limbes de la honte du journalisme. Contre toutes attentes, les chiffres explosent et la console cartonne. Il faut dire que Nintendo n’est pas arrivé avec uniquement son propre bagage de jeux , la firme de Kyoto s’est, cette fois également, assurée d’avoir l’appui des éditeurs tiers. EA, Square Enix, Activision, Konami ou encore Ubisoft sont au rendez-vous.


Cela dit, c’est sur un troisième créneau que la console de Nintendo va encore plus se distinguer.


«Vamos a jubilar a Nintendo ! » (« Nintendo, nous allons te mettre à la retraite. »)


Pour paraphraser la une de Marca en 2006, lors de laquelle les Espagnols pensaient mettre Zinédine Zidane à la retraite après le match des 1/4 de finales, les constructeurs de console pensaient reléguer Nintendo au second plan, Sony en tête. A cette époque, les plateformes de prédilection des jeux indépendants sont évidemment le PC, et encore la PS Vita. Cette dernière a vu débarquer une grande partie de la création indé sur son shop dématérialisé.


De leurs côtés, la Wii U et la 3DS sont à la traîne pour accueillir les perles des éditeurs tiers qui ont déserté les plateformes de Nintendo. Un eshop qui met trop en avant les jeux du constructeur et pas assez celui des petits créateurs, couplé à un hardware pour lequel les portages sont fastidieux et les machines trop peu répandue, et voilà que la bataille des indés sur console est gagnée par Sony et Microsoft avec son Xbox live, tandis que le PC, lui, fait la course en tête loin devant.


Pour les consoles portables, Nintendo reste toutefois sur le devant de la scène grâce notamment à son million saler qu’est Pokemon par Game Freak, pas vraiment un jeu de petit artisan. Mais c’est également la faute à une PS Vita trop en avance sur son temps : trop technique, trop jeune cadre dynamique, trop chère. Les portables de Nintendo calibrées pour les enfants explosent les ventes et la Vita restera l’éternelle incomprise de la génération sur le créneau des nomades et ce avec un line-up complètement fifou pour peu que l’on s’intéresse au jeu vidéo nippon.


Et puis c’est la surprise ! Avec ses Nintendo Direct de présentation de la Switch, Nintendo va ajouter un nouveau format : les Nintendo Switch Nindies Showcase.


Déjà quelques temps avant le lancement de sa nouvelle machine, Nintendo laissait une place aux éditeurs indépendants et avec la popularité croissante de la Switch, le jeu indé va prendre une toute autre tournure en se propageant rapidement entre les mains des joueurs. Passant même le cap de la surcharge avec des dizaines de sorties par mois, d’autant que les gros producteurs de AAA vont créer eux aussi des studios pour « faire comme » les studios indépendants. En 2017, on compte en moyenne 21 jeux qui sortent par jour, il va falloir batailler dur pour se faire une place au soleil.


La plus grosse surprise va venir d’une ex-exclusivité de la marque à la croix verte. Présenté comme la perle indé de la XBox, développé par un studio indé, mais attrapé par Microsoft, comme se fut le cas avec Minecraft, le gun and run / Boss rush, Cuphead est annoncé sur la Nintendo Switch,. A partir de ce moment là, le chemin d’un jeu indépendant est simple : une sortie sur Steam, Gog ou une exclu Microsoft ou Sony puis par la suite voire en même temps sur la Switch.


Le jeu indé va alors bénéficier de la large implantation de la console dans les foyers et d’une visibilité forte avec la popularité de la marque. Nintendo va énormément parier sur la mise en avant du jeu indépendant avec des directs dédiés et surtout l’apparition des trailers sur sa propre chaîne Youtube.


Ainsi la console va se positionner à la fois sur le marché des consoles de salon et du PC en matière de jeu indé, mais va également grignoter des parts sur le jeu mobile et pour cause le confort de jeu et bien meilleur avec une manette même imparfaite qu’avec les touches virtuelles des écrans tactiles.


Quand en plus certains éditeurs n’hésitent pas à faire du cross save alors là c’est vraiment la panacée.


Dans l’indé tout est bon.


Le jeu indépendant est devenu depuis quelques années le véritable nœud créatif du jeu vidéo, alors que les grosses productions nous balancent un melting-pot de techniques et de gameplay, mêlant à la fois, monde ouvert, rpg, customistion, difficulté variable et map illuminée comme un sapin de Noël pour les personnes dont le sens de l’orientation les oblige à indiquer dans leur propre appart la porte des toilettes. Le jeu indé propose souvent une bonne idée par jeu. Idée que les développeurs vont pousser à l’extrême. Oui ! Au fond ! J’ai entendu perfection ? Peut-être oui, les pousser même jusqu’à la perfection.


Ainsi, le joueur se retrouve à vivre une proposition inédite en terme de puzzle-game, de game-play ou encore de direction artistique. Souvent sur le ton de l’humour comme Overcooked ou Splasher, on trouve également des titres qui vont inciter à l’introspection ou susciter des questionnements, comme par exemple Bury me my Love, Florence ou encore Papers, please. Il y a de tout dans le jeu indé, des croûtes et des merveilles, c’est ces dernières que l’on retiendra et qui apportent une véritable bouffé d’air frais au médium. Aujourd’hui toutefois, le marché arrive à maturité et les excellents jeux sortent facilement du lot, comme la crème sur le lait.


Pour illustrer ces propos, voici un petit tour de jeux indé de la Switch, que l’on trouve par ailleurs sur d’autres plateformes, par thématiques subjectives (Pour des raisons de temps de chargement de la page, les vidéos YouTube resteront sous forme de lien. N'hésitez pas à cliquer!) :


Métroidevania aux petits oignons :

Hollow Knight : Il faut aimer explorer, se perdre, gagner en expérience, et aimer les insectes.

https://www.youtube.com/watch?v=kWo5g-tsBNk


Dead Cells : Meurs, apprends et recommence. Meurs, apprends et recommence, meurs, apprends et recommence. Gagne en puissance, meurs, apprends et recommence. Gagne en puissance, éclate tout le monde, meurs, apprends et recommence. Gagne encore en puissance, éclate tout le monde, roule sur le jeu, meurs, apprends et recommence. La Puissance totale, écrase tes adversaires, défonce le game design, éclate le Boss de fin et sens monter en toi, « La PUISSANCE du GLAIVE ANCESTRAAALLLL!” Un die and retry addictif et grisant avec des niveaux procéduraux jamais lassant et qui viens d’un studio Bordelais ce qui ne gâche rien.

https://www.youtube.com/watch?v=VFAQPF6a3l8


Trip psychédélique à écouter avec les yeux, à voir avec les oreilles :

Hotline Miami collection : https://www.youtube.com/watch?v=h6pBJjEuaOI


Sayonara Wild Hearts : https://www.youtube.com/watch?v=1lC_nnBi6G8

Deux jeux, deux ambiances : technopsycho, trash et sanglant pour le premier. Romantique, poétique, euro dance et couleurs acidulées pour le second. Les deux explorent la théorie du flow et nous absorbent dans des mécaniques fluides et envoûtantes dans des univers bien différents.


La plateforme old school à se déchirer les pouces :

Des plateformes, des pixels et des sessions courtes, pour ces jeux avec des personnalités bien affirmées. Le premier reprend le meilleur des années 80 et 90 de DuckTales à Megaman, le second est un remake des français de Lezard Cub tout chatoyant et mignon et vraiment rétro. Enfin le dernier est difficile, bienveillant, et pour un jeu de plateforme son propos va vous surprendre.

Shovel knight : https://www.youtube.com/watch?v=bhG02JG7Sns


Wonder Boy : The dragon’s trap : https://www.youtube.com/watch?v=Z7sevjOhrj0


Celeste : https://www.youtube.com/watch?v=iofYDsA2yqg


Les autres (j’ai plus d’idées de thématique et ma cheffe de rédaction va m’arracher les yeux si je lui rends pas vite cet article. NDLR:C'est faux, je ne suis que gentillesse et amour) :

Into the breach : le Tactics Mecha session, des robots, des kaiju, des cases de déplacements tactiques. https://www.youtube.com/watch?v=ptYwMwxP7ho


The friends of Ringo Ishikawa : De la baston introspective sur les choix d’une vie dans un film de Beat Takshi Kitano. Du furio, pour les amoureux de Aniki mon frère, l’été de Kikujiro ou kids return. Ah oui est c’est fait tout seul par un developpeur russe.

https://www.youtube.com/watch?v=d7XJxI0RZNo


Furi : trip core-gamer français, mélangeant arcade, DA savoureuse et difficulté à faire péter les plombs au chevalier lumière.

https://www.youtube.com/watch?v=S9NNCnb55To


Le jeu qui pourrait être indépendant mais qui a plein de fric pour faire ce qu’il veut avec un moteur graphique de malade :

Death Stranding : Une map toute décorée d’icônes, des acteurs qui coûtent bonbon, un propos à la marge, des bébés en balade sur de la pop aseptisée, des champignons qui poussent quand on fait pipi sur le sol. Bienvenue dans le nouvel ovni de Kojima qui signe chez Sony, utilise un moteur graphique Décima qui fait des merveilles et à qui on file plein de pognons pour laisser voguer son imagination là où on ne l’attend pas. Il a tout du AAA, il a tout du jeu indé, il ne laissera personne indifférent.

https://www.youtube.com/watch?v=H2Hy96sOnq8


Bises à tous, force, sagesse et courage et plein d’amour sur vos vies.


Tengo_1Q84


Sources :

https://www.youtube.com/watch?v=sI-uCvkmxQg

https://www.youtube.com/watch?v=2eyIhM70ALY

Indé ou pas ? Si vous voulais comprendre pourquoi Splatoon est peut-être plus un jeu indé que Rocket League et puisque d’un dessin vaut plus que de belles paroles voici une video (ça ne veut rien dire mais je l’ecris quand même) : https://www.youtube.com/watch?v=ERj_vS5geUQ

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