Rechercher

Le jeu qui a peut être inspiré Mario 64 - Croc : Legend of the Gobbos

Heya ! C’est moi Ilmeni, c’est bon de vous revoir !


Aujourd’hui, on cause nostalgie ! Paraît que ça marche très bien pour vendre du contenu et que c’est à la mode, alors y’a pas de raison que j’en profite pas aussi. Pis je fais ce que je veux, c’est mon article.


Aujourd’hui, on parle de :

Les souvenirs remontent déjà hein ? Alors attendez de cliquer la dessus :



Voilà, maintenant on peut commencer !


Croc : Legend of the Gobbos – que nous appellerons Croc – est un des premiers jeux de plateforme en 3D, sorti sur PS1 et Sega Saturn fin 1997. Et c’est aussi – possiblement – le jeu qui a inspiré Super Mario 64, rien que ça. Pas le jeu fini, non, puisque Mario est sorti presque un an avant lui, mais son prototype. A l’origine, Croc devait être un jeu Yoshi (on l’a échappé belle !), issu d’une collaboration entre Argonaut Software et Nintendo, et il se trouve que son prototype a fait très forte impression auprès des têtes de Nintendo, y compris Shigeru Miyamoto. Pour des raisons inconnues, le projet est mort dans l’œuf et chacun est parti faire sa vie de son côté. Mais quelques temps après, un jeu avec un plombier en 3D est sorti sur N64, reprenant pas mal de concepts présentés par Argonaut. Coïncidence ? Ptête, le fondateur d’Argonaut lui-même ayant dit que les deux jeux avaient pu être développés simultanément. Nous ne saurons probablement jamais. Bref, tout ça pour dire que Croc est bien plus original que le jeu final ne le laisse supposer.


Figure 1: La Rédac, en train de me voir suggérer que Mario 64 a possiblement pompé ailleurs.


Figure 2: La Rédac, deux minutes après publication de l'article.


Mais passons sur ces détails insignifiants pour nous concentrer sur le vrai point crucial : Croc, c’est mon tout premier jeu en 3D ! A l’époque, j’avais 6 ans, et j’avais déjà bien entraîné ma résistance à la frustration sur Alex Kidd in Miracle World – dont on parlera totalement un jour – sur une Master System d’occasion. Autant dire que passer de ça :

À ça :


Ça fait quand même un sacré choc. Je m’en suis remis depuis – tellement bien que j’ai jamais arrêté de jouer – mais pour un gosse de 6 ans, se prendre ça dans les mirettes, ça fait quelque chose.


L’histoire de Croc est très simple, comme celle de tous les jeux de plateforme de l’époque : vous y incarnez Croc, un jeune crocodile – sans blague –, parti sauver son peuple adoptif, les Gobbos, du grand méchant Baron Dante qui les a balancés dans des cages. Ou juste posé sur un truc un peu haut, comme vous avez pu le voir sur le précédent screen.


Figure 3: L'histoire du jeu, résumée en trois images.


Et c’est là dessus que nous nous retrouvons lancés dans l’aventure, prêt à braver tous les danger pour aller libérer nos amis poilus.

Figure 4: Même le nom du niveau il le dit !


D’un point de vue gameplay, Croc possède toutes les qualités et défauts des jeux de plateforme de cette époque : les contrôles sont aussi instinctifs et épurés que lourds et affectés par une caméra défaillante. Mais on s’y fait très rapidement, et les niveaux ont tous été créés avec ces limites en tête, de telle sorte qu’il est très rare de se trouver dans une situation où l’on se met à gueuler sur le cameraman ou à pester contre la manette.


Le but de chaque niveau est d’arriver à la fin, tout en sauvant les six Gobbos retenus prisonniers – ou juste paumés dans un coin – tout en ramassant des gemmes, lesquelles servent à la fois de points de vie – comme les anneaux dans Sonic – et de monnaie pour en obtenir davantage (toutes les 100 gemmes, vous avez une vie, vous connaissez le principe).

Figure 5: Et pour sortir du niveau, il faut donner un bon gros coup de queue dans le gong !


Les commandes sont très simples : Croc peut sauter, écraser des trucs, donner des coups de queue, s’accrocher aux bords, pousser des machins et rester suspendu à des grilles. Et cela suffit largement à créer plus de 40 niveaux très prenants, à la fois grâce aux décors superbement colorés et à la musique absolument fabuleuse qui les accompagne. Et elle reste, la musique. Écoutez donc :


Moi, ça fait plus de 20 ans que je l’ai dans la tête.


Pour aller botter le cul du Baron, Croc va traverser 4 îles aux environnements variés et bariolés, chacun amenant ses ennemis et dangers, et surtout son lot de thèmes musicaux appropriés (l’OST ne compte pas moins de 60 morceaux !). Nous commençons donc l’aventure sur l’Île de la Forêt :

Figure 6: Aussi appelée l'île du volcan. Source : moi, quand j'avais six ans. C'est vrai quoi, vous voyez une forêt vous là-dessus ?


Puis celle de la Glace, qui m’a tellement fasciné quand j’étais gosse que j’en ai gardé une affection toute particulière pour les environnements du genre. Et sa musique est juste magique :


Figure 7: Inclut également des jeux de mots à faire grogner un macchabée et que je n'ai compris que bien plus tard.


A la suite de quoi, on sort notre sombrero et on se retrouve sur l’île du Désert :

Figure 8: Avouez que vous sifflez encore la musique.


Avant de finalement débarquer sur le perron du Baron :

Figure 9: Puis directement chez lui. Notez le travail de lumière sur les vitraux et le fait que chacune des trois phases du boss ait sa propre musique.


Chaque île comprend 6 niveaux, 2 boss et 2 niveaux secrets. Si vous arrivez à trouver les six Gobbos dans chacun des trois niveaux précédant un boss, vous débloquez un niveau secret. Ces niveaux, nettement plus durs, ne contiennent aucun Gobbo, mais permettent de récupérer une pièce de puzzle. Une fois celui-ci complet…

Figure 10: Non visibles sur l’image : un Croc super mignon qui fait son puzzle et un gamin qui tombe de sa chaise.


L’île de Cristal apparaît, vous permettant d’accéder à 5 nouveaux niveaux, un par île, et le boss final secret.


Alors ça peut sembler très banal, balancé comme ça, et ça l’est probablement. Mais quand j’avais six ans, et que l’île de cristal est apparue pour la première fois, j’ai eu l’impression d’avoir découvert le secret de l’univers, de la vie et de tout le reste. D’autant plus qu’une fois la cinématique passée, Croc apparaît sur l’île et…


Exit la mélodie guillerette et bienvenue à une piste sombre, mystérieuse, même un peu angoissante. Le premier niveau de l’île est une parodie du tout premier, et derrière se dessine une étrange structure en cristal. Dans ces niveaux, pas de Gobbos, pas de gemmes colorées permettant d’accéder à des minijeux, et généralement, pas de pitié non plus. On douille, méchamment, jusqu’à finalement parvenir à la dernière forme du Baron Dante.

Une fois que celui-ci a mangé sa tatouille, Croc peut enfin rentrer chez lui, victorieux.


Et c’est ainsi que se termine Croc : Legend of the Gobbos. Qu’en dire de plus ?... Eh bien pas grand-chose en vérité. Croc est avant tout un jeu auquel il faut jouer pour pouvoir s’en imprégner. Il est assez difficile – en tout cas pour moi – de vous transmettre toute la bonne humeur que ce jeu respire, tant il s’agit d’une combinaison des décors, des animations et de la musique. Tout, dans Croc, est fait pour faire sourire et rêver le joueur.

Figure 11: Un peu comme ça.


Des noms des niveaux, bourrés de jeux de mots parfois très obscurs :

Figure 12: Ou très osés. Ceux qui parlent anglais, expliquez aux autres.


Aux lignes d’horizon surréalistes, à la fois angoissantes et fascinantes, tant elles amènent à imaginer ce qu’il peut se cacher derrière :

Figure 13: À écouter en même temps pour une sensation maximale :


Jusque dans les moindres petits détails :


J’adore ce jeu. Par pure nostalgie, mais je l’adore quand même, et j’espère que cet article vous aura permis de découvrir – ou plus probablement de redécouvrir – ce petit joyau, depuis longtemps perdu de vue.


C’était Ilmeni. Kapow !

0 vue
EC STRASBOURG

Esport Club Strasbourg est le club esport à Strasbourg. Tu aimes la compétition ? C'est ici que tu progresseras.

NOUS CONTACTER

Presse info.esportclubstrasbourg@gmail.com​

Marketing info.esportclubstrasbourg@gmail.com

Administrationinfo.esportclubstrasbourg@gmail.com

Obtenir des mises à jour mensuelles
Liens rapides

© 2019-2020 par ESPORT CLUB STRASBOURG. Créé avec Wix.com |  

  • discord
  • White Facebook Icon
  • White Twitter Icon
  • White YouTube Icon
  • White Instagram Icon