Rechercher

Noobinette au pays des classiques (1) - Earthbound

Aujourd’hui, j’aimerais vous présenter un des jeux vidéo les plus déjantés de la Super NES, je veux parler de… EARTHBOUND !


*lancement du jingle*



Earthbound, ou Mother 2 : GIYGAS STRIKES BACK! au Japon, est un jeu vidéo sorti sur Super NES en 1994 chez nos amis nippons et américains, mais jamais sous cette forme en Europe. Il faudra attendre 2013 pour que le jeu arrive en Europe sur la console virtuelle de la Wii U – où il sera le jeu le plus vendu d’ailleurs, comme quoi, la France a bon goût – ou 2017 pour le trouver sur la Super NES mini…


Mais avant de vous expliquer plus en détails pourquoi vous devez jouer à ce jeu, j’aimerais faire un petit aparté pour vous présenter le concept de « Noobinette au pays des classiques ». Je suis née au début des années 90, ainée d’une famille qui ne pratiquait guère le jeu vidéo. Mon père avait une Méga Drive qu’il a vite rangé au placard, et j’ai donc grandi avec seulement quelques titres que l’on faisait tourner sur le vieux pc familial, et dont la plupart commençaient par le mot Barbie (on ne juge pas, on a tous nos petits secrets inavouables !).

Durant mon adolescence, j’ai eu l’incroyable chance de gagner une PS2 au bingo, accompagnée d’un cd de démo qui contenait notamment deux niveaux d’un jeu que j’ai bien poncé par la suite : Métropolis et Blackwater City du premier Ratchet et Clank. Je pense que vous ne pouvez pas imaginer le temps que nous avons passé, mon père, ma sœur et moi, à jouer ces deux pauvres niveaux en boucle, grâce au contre-la-montre dans les égouts de Blackwater qui était une VRAIE purge. Par la suite, une petite incursion - d’une courte durée de 170h - sur Final Fantasy X, quelques dizaines d’heures sur Rogue Galaxy (un JRPG très sympa bien qu’un peu oublié du monde), un peu de Jak and Dexter (mais je dois admettre que les jeux étaient souvent trop difficiles pour moi…) et des kilos d’émerveillement sur Zelda Twilight Princess. Je n’ai jamais été une grande gameuse, déjà, parce que mon skill était très moyen, et puis car j’avais beaucoup d’autres choses qui occupaient mon temps, la lecture et l'écriture principalement, ma chambre ressemblant à une bibliothèque jeunesse.


Et puis, en 2014, je télécharge sur mon vieux macbook pro (on a dit qu’on ne jugeait pas !) Borderlands 2. Et là, c’est le coup de foudre, un amour si intense et absolu qu’il fait même concurrence à ce qui, jusque-là, n’avait jamais été ne serait-ce que menacé : le chocolat. J’ai passé des centaines d’heures sur Borderlands 2 sur mon petit écran 13 pouces, puis j’ai fini par m’acheter un vrai pc, et j’ai repassé encore d’autres centaines d’heures à redécouvrir le jeu (qui aurait cru qu’il y avait vraiment des dessins sur les affiches collées au mur ?). À partir de là, j’ai commencé à m’intéresser un peu plus au jeu vidéo, je me suis mise en couple avec un grand amateur de jeux vidéo, et j’ai cherché à rattraper mon retard. J’ai découvert plusieurs des « grands classiques » que le monde gamer aime à vanter comme les meilleurs jeux vidéo de tous les temps. Et si certains m’ont fait forte impression, d’autres… ont définitivement mal vieilli.


Earthbound fait partie des jeux qui m’ont vraiment plu. Les graphismes simples n'ont pas pris une ride et sont bien plus agréables à regarder que certaines des productions indépendantes de ces dernières années qui ont eu un succès retentissant tel qu’Undertale, l’humour complètement décalé marche parfaitement sur moi, et la bande son est un véritable plaisir.


Mais revenons aux fondements pour commencer. Earthbound raconte l’histoire d’un personnage que vous connaissez probablement même si vous n’avez jamais entendu parler du jeu :

Et voilà notre protagoniste ! Alors, vous le reconnaissez ?


Pour ceux à qui il ne dit rien, voilà une nouvelle chance:


Non, toujours pas ?


Bon, si vous ne l’avez toujours pas, je ne peux plus rien pour vous… C’est Ness, l’un des protagonistes de Super Smash Bros, célèbre pour ses « PK Fire ! », ce qui est d’autant plus ironique vu qu’il n’aura jamais accès aux sorts de feu dans Earthbound.


Je pourrais écrire plusieurs articles rien que pour vous raconter l’histoire du jeu, mais clairement, vous partiriez tous en courant avant la fin. Alors, je vais m’imposer l’exercice périlleux de vous résumer le jeu en une seule phrase. Ah et, comme le jeu a plus de 20 ans, je considère qu'il y a prescription, et je vais spoiler sans aucune retenue !


Ness, petit garçon sans histoire originaire de la ville d’Onett, apprend qu’il est l’élu, et qu’avec trois amis encore inconnus de lui, il doit sauver le monde de la terrible menace de Giygas, l’extraterrestre très énervé, ce qu’il réussira au terme d’une longue aventure grâce au pouvoir de l’amour, de l’amitié et du joueur derrière l’écran.


Votre curiosité est piquée, c’est bon ? Si vous voulez en savoir plus, il va falloir jouer au jeu ! (ou soudoyer la rédactrice, j’accepte de faire un résumé plus long lorsque j’aurai reçu mon poids en chocolat).


Si le scénario n’a rien d’exceptionnel, le jeu est un petit bijou. Certains aspects ont un peu vieilli (il n’est pas très maniable dans la gestion des actions, comme le fait de devoir cliquer quatre fois pour checker une poubelle -> Ouverture du menu, descente de deux options vers la commande check, et clic dessus) et la difficulté un peu cruelle et schizophrénique accuse son âge.


Pour le reste, l’ambiance est géniale. J’écris cet article en écoutant l’OST du jeu, et c’est un pur régal. Les musiques sont tour à tour entraînantes, flippantes, amusantes, jusqu’à celle du boss final qui fait cracher tous ses petits poumons à la Super NES dans une reproduction de metal tout à fait saisissante :



Allez, quelques autres musiques pour la route parce que je ne peux pas résister à vous les partager (certaines vous rappelleront peut-être quelque chose… c’est normal, il y a clairement des samples hyper connus qui ont été réutilisés).



Au niveau des combats, les ennemis sont complètement barrés. Chaque affrontement est une expérience étrange grâce à des adversaires au design complètement loufoques, à un fond d’écran psychédélique et des attaques saugrenues (les opposants, comme les alliés de passage d'ailleurs, peuvent se gratter, appeler à l’aide, mettre des coups de divers appendices, rester perplexes, et tant et tant d’autres possibilités…)


Rien que pour vous, voici un petit aperçu des ennemis que vous pourrez affronter :













Il y a des chiens, des gens bizarres, des aliens, des poubelles, du mobilier devenu fou, des sarcophages, des hiéroglyphes, des tas d’ordure, des zombies, des racailles, des chèvres, des arbres, des crocodiles, des champignons, des grenouilles, des serpents, des hommes de Neandertal, et puis d’autres trucs moins identifiés comme des tableaux abstraits, des bouches… bref, y a de la diversité.


En prime, si la base du système de combat ressemble à un basique RPG au tour par tour, la vitesse de perte de points de vie repose sur une caractéristique spécifique. En clair, tant que vos points de vie n’atteignent pas zéro, vous n’êtes pas mort, même si vous avez pris un coup plus élevé que vos PVs. Ceux-ci diminuent petit à petit jusqu’à atteindre zéro, mais vous pouvez avoir le temps de soigner le personnage entre temps, ou même de mettre fin au combat. Très pratique pour éviter les morts douloureuses.


Enfin, si l’histoire n’est pas mémorable, la façon de la raconter, elle, l’est. Dès la première ville (Onett, la deuxième étant Twoson, la troisième Threed et la quatrième Fourside… Vous voyez un schéma se dessiner ?), le quatrième mur explose dans les dialogues avec les PNJs. La moitié de ce qu’ils racontent est absurde et vous tirera probablement un sourire… si vous n’avez pas déjà éclaté de rire en voyant leur tête.


Je suis possédé par l'esprit du game designer... (Wouaf!)


Les forces de l'ordre onettienne dans l'exercice normal de leurs fonctions, prêtes à tabasser un gamin...



Le jeu tape allègrement sur tous les horizons et multiplie les références. Vous rencontrerez donc à Threed (Threek dans la version japonaise, three K, 3k, KKK… étonnamment, les États-Unis n’ont pas assumé) les Happy Happyist qui rappellent quand même une charmante congrégation habillée de blanc avec des capuches pointues.


Un puzzle labyrinthe au milieu des Happy Happyists


Vous vous camperez sur les bords du lac pour essayer d’apercevoir Tessie, au milieu des paparazzis à jumelles.


Tessie, Jeff et le singe bubble gum


Vous passerez sous les pierres millénaires de Stonehenge.

Toujours Jeff, et un homme de Néandertal au premier plan qui attend de prendre sa raclée


Vous assisterez à des concerts de Jazz d’un groupe que vous libèrerez plusieurs fois de leurs managers véreux, les Runaway Five.


Oui, ils sont six sur scène...

Là encore, toujours six.


Vous ferez des trips à des substances non identifiées qui vous feront voir le monde… différemment.


La drogue, c'est pas bien, les enfants !


Fourside comme vous ne l'aviez jamais vue.


Vous vous baladerez dans un monde perdu où le temps n’a plus de prise.


J'aime tout dans cette image. Le changement de taille des personnages pour permettre de rendre le gigantisme des dinosaures... et les gueules de réjouis desdits nosaures.


Vous parcourez un donjon qui est en fait un homme qui s’est transformé en donjon, et qui finira même par vous accompagner un moment jusqu’à être bloqué par des palmiers.


L'espèce d'horloge là, c'est son visage.


DONJONZILLA !!!


Et vous affronterez la plus grande puissance de l’univers, qui est devenue parfaitement stupide à cause de son immense pouvoir, dans un environnement à vous filer des cauchemars.


Ah oui, je ne vous ai pas dit, comme ils doivent retourner se battre dans le passé, les gamins se retrouvent dans des corps de robot parce que leurs vrais corps n'ont pas pu les suivre.


Giygas et son obsession au centre, et sur le côté c'est Pokey, le gamin voisin de Ness qui se révèle être la pire enflure du jeu.

Je vous avais dit que c'était une obsession... et oui bon sang ça fait flipper !

La mort de Giygas


Le jeu n’hésite pas à mélanger le très drôle avec le très gore, à déjouer vos attentes au point que vous ne saurez jamais à quelle sauce vous allez être mangés.


Il y aurait tant d’autres choses à dire. Le jeu fourmille de moments absurdes, de PNJs hilarants, de monstres ridicules. Chaque session de jeu vous autorise à poser votre cerveau à côté de vous pour profiter d’une expérience vidéoludique amusante et décalée.


Il existe bien quelques défauts, les personnages ne sont pas très attachants par exemple, et quelques donjons tirent un peu sur la corde au point que l’enchaînement et la répétition des combats devient pénible, mais globalement, quelle claque, quel plaisir !


Et en plus, regardez comme il tourne bien sur émulateur :



Franchement, si vous avez quelques heures à perdre (si vous êtes coincé chez vous à cause d’un confinement par exemple, hypothèse hautement improbable mais sait-on jamais……..), essayez-le. Vous ne le regretterez pas.


Cherunash

0 vue
EC STRASBOURG

Esport Club Strasbourg est le club esport à Strasbourg. Tu aimes la compétition ? C'est ici que tu progresseras.

NOUS CONTACTER

Presse info.esportclubstrasbourg@gmail.com​

Marketing info.esportclubstrasbourg@gmail.com

Administrationinfo.esportclubstrasbourg@gmail.com

Obtenir des mises à jour mensuelles
Liens rapides

© 2019-2020 par ESPORT CLUB STRASBOURG. Créé avec Wix.com |  

  • discord
  • White Facebook Icon
  • White Twitter Icon
  • White YouTube Icon
  • White Instagram Icon