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Noobinette au pays des classiques (2) - Final Fantasy VIII, le grand oublié ? (partie 1)

Aujourd'hui, on va parler de Final Fantasy VIII !

Comme je vous l’avais déjà expliqué, j’ai assez peu de bagage vidéoludique derrière moi. J’ai commencé à jouer sérieusement avec la PlayStation 2, et un des premiers jeux sur lequel j’ai passé beaucoup (vraiment beaucoup pour moi à l’époque) de temps est Final Fantasy X. Après 170 heures de labeur, accompagnée de ma cousine et du guide des soluces, je suis parvenue au bout de l’histoire principale, sans avoir débloqué la totalité des armes légendaires de tous les personnages (cette course de chocobos et ces 200 ******* d’éclairs auront eu raison de moi), et sans être prête le moins du monde à aller affronter les chimères purgatrices.


Sur le moment, j’avais adoré, j’étais complètement happée dedans, et je m’insurgeais chaque fois que mon père, en passant derrière nous, se moquait parce qu’on était ENCORE en train de regarder une cinématique plutôt que de jouer ou que la musique des combats était SUPER répétitive. Il y a un peu plus d’un an, j’ai voulu profiter de la sortie du jeu sur Steam pour me faire une session de nostalgie et retenter… Et j’ai détesté. J’ai aussi pris conscience que j’avais vieilli, parce que j’ai découvert que mon père avait eu TOTALEMENT raison. FFX est un très bon jeu, mais je n’ai plus le courage de m’infliger les heures de cinématiques, les heures de farm et les soluces alambiquées pour récupérer des items improbables au fin fond du trou du cul d’un monstre.


Cette intro commence à être longue, mais elle me parait importante pour vous expliquer mon état d’esprit vis-à-vis du jeu. Par la suite, mon compagnon m’a fait découvrir FFVII, jeu que j’étais impatiente de découvrir… et j’ai… bon détesté est un peu fort comme terme, mais franchement, j’ai pas accroché. J’ai trouvé que les graphismes avaient beaucoup vieilli, que les personnages n’étaient pour la plupart pas très intéressants et que le système de materia, tout intéressant qu’il puisse être, était un cauchemar en pratique au moment de changer de personnages – ce qui est dommage puisque toutes les trois scènes, le jeu vous oblige à changer votre équipe. Bref, j’écrirai probablement un article sur les raisons qui font que je n’ai pas aimé FFVII, mais il me faudra un peu de temps pour affûter mes arguments et préparer mes barrières contre les rageux.


Bon donc, à ce moment-là, j’étais quand même assez refroidie face à la saga Final Fantasy. Je n’aime pas les soluces complètement délirantes qu’ils mettent régulièrement (oui, je fais encore des cauchemars de ces éclairs*), je déteste farmer, et je trouve leur gestion des personnages très stéréotypiques. On a toujours des ados adultes qui doivent sauver le monde mais ont le charisme d’une moule (désolée, mais aussi bien Cloud que Tidus, on vole aux ras des pâquerettes hein… Comment craquer sur eux alors que y a Auron ou Cid à côté qui sont juste infiniment plus badass ?), et des personnages féminins qui sont pas forcément hyper mis en valeur (Tifa, ma pauvre Tifa, mais qu’ont-ils fait de toi ?).


*NDLR : Pour ceux qui n’ont jamais joué à FFX, pour obtenir l’arme légendaire de Lulu, la magicienne du groupe, il faut aller dans une plaine couverte par une orage, et appuyer 200 fois sur la touche croix pour esquiver des éclairs qui tombent aléatoirement sur la carte. Si vous échouez une seule fois, vous recommencez à zéro. C’est COMPLETEMENT IDIOT ET TERRIBLEMENT FRUSTRANT. Non, je n’ai jamais eu l’arme de Lulu du coup. Bon, et si vous n’êtes toujours pas convaincu, pour avoir l’arme de Tidus, soit le personnage principal du jeu, et sans laquelle vous ne jouerez plus le personnage puisque cette arme permet de dépasser le cap de 9.999 dégâts pour le monter à 99.999, il faut réussir à finir une course de chocobos en moins de 0 seconde. Oui oui. En fait, vous gagnez des secondes négatives quand vous passez certains points, mais ça reste incroyablement difficile. N’étant pas très bonne, j’ai donc laissé Tidus rejoindre Lulu au placard. Toute façon, je préférais Auron et elle, il fallait juste aller la ramasser dans un coin paumé. Impossible à faire sans soluce, mais super simple quand on avait le guide.


C’est dans ces circonstances que mon compagnon m’a proposé d’essayer Final Fantasy VIII. Il me l’a teasé en me parlant de jeu qui se déroule dans une école, de grande histoire d’amour entre adolescents et… je crois que c’étaient là ses principaux arguments en fait. Puisqu’il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis, j’ai décidé d’essayer, un petit peu curieuse aussi du fait que ce jeu soit si oublié du grand public, et après une petite cinquantaine d’heures dessus, et bien je dois avouer que je l’aime bien ! Nous ne l’avons pas encore fini, donc je vous ferai une analyse plus détaillée de l’histoire (et de la fin, attention aux spoils) dans la deuxième partie de l’article à paraître dans trois semaines si nous parvenons à finir le jeu d’ici là. Aujourd’hui, je vais vous présenter le jeu, les rudiments de l’histoire et parler de gameplay.


Final Fantasy VIII est un jeu sorti sur PlayStation en 1999. Une version remasterisée est sortie en 2019 sur Steam, Nintendo Switch, PlayStation 4 et Xbox One (qui n’a honnêtement pas grand avantage par rapport à l’original). Et le premier constat que j’ai fait, c’est que graphiquement, c’était loin d’être vilain ! Ça a vieilli, forcément, mais je suis rentrée beaucoup plus facilement dans cet univers que dans celui de FFVII que je trouve souvent moche.

Ca, c'est Cloud.

Ca, c'est Squall.


Sans rire, y a deux ans entre ces deux images… Squall gagne haut la main, on est d’accord. Bon, et parce que je suis de mauvaise foi, je ne mettrai pas Tidus à côté qui est encore deux ans plus tard.


Bref, mon cœur de midinette a clairement choisi le beau Squall, et son attitude d’ours mal léché qui cache un grand cœur tout mou n’est pas pour me déplaire, mais je m’égare à nouveau.


FFVIII vous raconte l’histoire de Squall, élève à la BGU (« Balamb Garden University »), une université en chargée de former des mercenaires. La reconnaissance ultime est d’être diplômé Seed, ce qui vous permettra de partir en mission officielle pour remplir les poches de la BGU, et ainsi former de nouveaux étudiants. Après un examen aux côtés de Seifer, son ennemi de toujours qui lui a causé sa cicatrice (et renommé mini Sephiroth par mes soins), de Zell, un personnage comic relief qui parvient souvent à faire sourire sans être jamais agaçant, et de Selphie, une midinette au lourd passé qui elle parvient parfois à l’être, agaçante, Squall est diplômé Seed. Il se retrouve envoyé en mission à Timber toujours avec Selphie et Zell pour porter secours à la résistance menée par Linoa, une jeune femme forte et indépendante qui rappelle un peu ce qu’aurait pu être Aerith si elle n’avait pas eu un malheureux accident de Sephiroth. Viendront se rajouter à l’équipe Quistis, l’instructrice de Squall un peu plus vieille que lui mais franchement pas très intéressante (je vous expliquerai dans le prochain article pourquoi cette GROSSE DINDE a perdu tout intérêt à mes yeux à cause de scénaristes en carton sur ce coup-là) et Irvine, un bad cowboy qui se révèle étonnamment profond lorsqu’on creuse un peu.


Voici l'équipe complète, ainsi que Mini Sephiroth. Saurez-vous retrouver qui est qui ?


Du côté des personnages donc, on a des adolescents qui se comportent comme tels, avec les premiers émois amoureux qui viennent titiller leurs hormones et de beaux idéaux. Et franchement, ça marche bien. Mention toute particulière pour le couple phare qui a même donné son symbole au jeu, Squall et Linoa. Squall est un jeune homme très réservé et secret qui a appris à obéir aux ordres mais pas à s’ouvrir aux autres. On découvre peu à peu qu’il a peur de s’attacher parce qu’il a perdu tous les gens auxquels il tenait. Ses réflexions parfois cyniques et sa vision du monde sont super agréables à suivre. Là où Tidus ou Cloud m’ont laissé de marbre, Squall a su me toucher. On sent que ça bouillonne en lui mais qu’il contient tout ça. Linoa de son côté est un bol de fraîcheur. Elle a bien cerné le personnage de Squall et n’hésite pas à le taquiner pour obtenir ce qu’elle veut. Comme je le disais plus haut, elle ressemble beaucoup à Aerith je trouve, et ça fait du bien d’avoir un personnage féminin un peu plus déluré et affirmé par rapport à une Tifa carpette et une Yuna pureté incarnée.

Bref, je vous en dirai plus sur chacun d’eux lors de la seconde partie de cet article. Avant d’aller plus loin, il y a peut-être déjà quelque chose qui vous a frappé. La BGU, les Seeds… Des anglicismes dans une version française ? Alors, j’inspire un grand coup avant de vous dire que… le traducteur français de FFVIII a un touuuuut petit peu salopé le boulot de traduction. Et par un tout petit peu, je veux dire que dans certains pays peu civilisés et gouvernés par des tyrans, un tel travail aurait probablement valu le supplice du pal mêlé à celui de la roue. Dans la traduction de FFVIII, RIEN ne va. Les noms d’objets emblématiques de la série ont été changés pour d’obscures références – les queues de phénix sont devenus des MT-psy, vous voyez le rapport vous ? Moi je cherche encore – les noms de monstres et d’attaques ont été traduits de façon totalement incompréhensible ou carrément ouvertement fausses, quand le traducteur n’a pas juste tout simplement décidé de traduire un mot en anglais… par un autre mot en anglais. Ainsi, dans les limits breaks de Quistis, Acid est resté Acid (ça devait couter trop cher d’ajouter un e), Fire Breath est devenu Dead Heat (alors que Quistis se contente simplement de cracher du feu), Mighty Guard, un bouclier magique, est devenu Mother, et ce ne sont là que quelques-uns des exemples idiots.


Allez, pour le plaisir, ça, c’est un Griffon :


Et je vous épargne les house, les shark et les 9 inch nails qu’on ramasse sur les ennemis. Je pense que vous avez une idée de l’ampleur de la catastrophe. Alors, sincèrement, si vous avez les capacités, je vous conseille de jouer en anglais. Parce qu’au début, c’est rigolo de voir les conneries qui ont été faites, mais des fois, ça vous fait rentrer dans une rage folle, et ça, c’est pas bon pour votre santé.

Cette parenthèse étant refermée, laissez-moi vous parler du système de jeu. Final Fantasy VIII est un jeu assez facile. Si vous avez quelques traits de complétionniste et que vous prenez un peu votre temps, vous allez assez vite rouler sur les ennemis. Et dans un jeu qui met l’histoire en avant, moi j’aime bien. Ca me détend, me permet de profiter de l’ambiance et ça me donne la sensation que mon équipe est balèze.

Vous allez régulièrement récupérer des G-forces (pour guardian forces) qui sont les invocations et les chimères du VII et X, que vous allez devoir assigner à chacun de vos personnages. Il y a 16 G-forces à répartir entre chacun de vos trois personnages, et chacune va vous donner des commandes (telles que voler, magie, invocation de g-force, mais aussi potentiellement des arnicas pour vous soigner, des résurrections, ce genre de choses) que vous pourrez utiliser en combat, ainsi que des capacités, à comprendre comme des passifs. Chaque G-force que vous avez associée pourra également être invoquée en combat pour faire des attaques dévastatrices (ou moins dévastatrices) en fonction de son niveau.


Là où le jeu est plus original et où il a conquis mon cœur de complétionniste, c’est avec le système de magie. Dans FFVIII, vos personnages n’apprennent pas de sort, ils les volent aux monstres et les accumulent. Ainsi, pour jeter un sort de brasier, il vous faut avoir volé un brasier, et quand vous l’avez lancé, il disparait. Vous pouvez stocker jusqu’à 100 exemplaires d’un même sort, et vous pouvez même voler un sort à un ennemi pour le lui lancer sur la figure immédiatement. Ca vous permet de transférer aisément vos sorts d’un personnage à l’autre lorsque vous changez vos équipes (G-forces sont transférées en même temps) ce qui vous permet facilement de créer trois archétypes de combattants que vous transfèrerez ensuite aisément au gré de vos envies (et des besoins d’xp, puisqu’il faut que vos personnages soient joués pour gagner des niveaux).

En outre, les G-forces vous permettent d’associer vos magies aux caractéristiques de vos personnages, et d’ainsi les augmenter. Vous pouvez ainsi voir que Selphie a toutes ses caractéristiques renforcées par une magie. Le type de magie choisie, ainsi que le nombre d’exemplaires de chacune que vous avez changent votre caractéristique. Par exemple, renforcer un HP avec Brasier X sera plus efficace qu’avec un Brasier simple.

Tout cela peut paraître un peu compliqué a priori, mais une fois pris en main, tout s’assemble parfaitement et vous avez un jeu modulable qui vous permet de jouer n’importe quel personnage à n’importe quel rôle sans aucune difficulté. Et puis, ça a un côté assez satisfaisant de voler, voler, voler et voler encore aux ennemis leurs sorts jusqu’à avoir une quantité de hp phénoménale, des défenses magiques impénétrables et des dégâts de gros fumiers.


Jusqu’au moment où vous croisez un Xylomid… Là, il ne vous reste qu’à prier et courir.


En conclusion donc, FFVIII est pour moi un vrai plaisir. Je m’amuse sans prise de tête, et je peux ainsi profiter de l’histoire sans avoir la tête ailleurs. Mais pour connaître mon avis sur l’histoire, il faudra patienter encore quelques semaines. A très vite !


Cherunash

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