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Sombrez dans la folie. Dévorez votre équipage. Mourez.

Heya ! C’est moi Ilmeni, c’est bon de vous revoir !

Aujourd’hui, nous allons parler d’un de mes jeux favoris, voire même plus, d’une de mes œuvres favorites, tout support confondu. Elle contient absolument tout ce que j’aime : de l’horreur lovecraftienne, de la lecture, de la difficulté et des tentacules, le tout avec une bonne grosse dose d’originalité déjantée.


Aujourd’hui, nous allons parler de :


Développé par les anglais de Failbetter Games et sorti en 2015 après une campagne Kickstarter, Sunless Sea est quelque peu passé sous le radar en France mais a très, très bien fonctionné à l’international, à tel point qu’une suite, Sunless Skies, est sortie il y a peu.


Sunless Sea, jusque dans son genre, est une abomination squameuse, une hérésie bâtarde de visual novel, jeu de rôle, de gestion et de roguelike, qui ne devrait pas être mais pourtant existe. Et même plus, fonctionne à merveille.


Sunless Sea vous offre la possibilité d’incarner un capitaine de navire londonien, voguant sur l’Unterzee a la recherche de trésors, de secrets, de la gloire ou encore des ossements de son père. Car oui, dans le monde de Sunless Sea, Londres se trouve désormais des centaines de mètres sous terre, dans une gigantesque caverne où la réalité prend parfois congé et où les horreurs tentaculaires attendent patiemment, tapies sous les eaux noires.


Figure 1: Ou parfois des crabes géants. Ce soir, c’est surimi pour tous !


Le but du jeu est simple : découvrir ce monde fabuleusement terrifiant, où chaque escale est une histoire attendant d’être racontée et où la véritable richesse se compte en secrets et non en or. Accessoirement, vous pouvez également viser à assouvir l’ambition de votre capitaine, choisie au début du jeu, mais ce n’est en vérité qu’une étape vers la véritable fin du jeu, celle qui consiste à avoir lu tout ce qu’il avait à proposer, afin de pouvoir participer à la remise en place du puzzle qu’il constitue. Dans Sunless Sea, l’histoire, ou plutôt les histoires, ne vous pas juste contées. Vous, en tant que joueur, devez également participer à les mettre en ordre, à les lier entre elles, afin de comprendre ce qu’elles dessinent en toile de fond. Et c’est un véritable plaisir que de se sentir ainsi défié intellectuellement, et non juste par la difficulté du gameplay.


Non pas qu’elle manque.


En effet, Sunless Sea est un roguelike, où il est relativement aisé de mourir et où il n’y a pas de respawn. Mais dans le même temps, la mort n’a rien de définitif dans Sunless Sea, et elle n’est même que le début de l’histoire. En effet, si votre capitaine vient à trépasser (que ce soit parce que votre navire a coulé, parce que votre équipage s’est rebellé ou parce qu’il a décidé de ś̵̻͈̭̞̫̭̠͖̹̳̯̩̈́̽̓̍̋̾̂͂̈́͠͝͝ą̴̢̛͙̈́̀̀̒̈̽͐͐̄͋͗͛̚c̸̖̦̞̼̱̙̤̾̆.̸̢̡̡̞͍̳͓̬̪̙͙͈̀̒͒͗͒̈́̓̇͂͘.̴̢̧̡̢̛̻͚͕̖͖̹̪̥̫̃̉̐̽͆́̽̂́̚͜Ī̴͇̊̌̆̈́̈́͂͌̏̾͝͝ȁ̵̡̙̰̱̖̗̦̀̊̏̍̓̇̾̚p̴̡̨̺̩͕̺͖̎͗̊͆͜@̵̢̗̱͆͒̑̓͂͝ͅ"̶̡̘̝̳̹̫͖̫̯̔̎̐͘d̵̡̧͍̙̻̙̞͍̦̖͉̅̓͊̊̍͐̇̃̎̄̾̌̔̊5̷͎̙̣͙̐̊͛͊ ), alors une partie de son savoir et ses possessions sont léguées à son héritier.


Ainsi, capitaines après capitaines se succéderont, jusqu’à ce que l’un d’entre eux finisse par survivre suffisamment longtemps pour réaliser son ambition. Et à alors se retirer, avant d’être suivi par un autre.


Par ailleurs, les combats ou événements tragiques sont loin d’être la plus grande difficulté du jeu. En réalité, votre ennemi principal et récurrent sera avant tout la logistique de votre navire. Il n’y a pas de vent dans l’Unterzee, et les lampes ne doivent pas s’éteindre. Il vous faudra donc du charbon. Les marins, hommes et femmes de chair et de sang, doivent manger. Il vous faudra donc des vivres. Et les monstres, de plus en plus puissants et agressifs à mesure que vous vous enfoncerez dans les ténèbres, demandent du plomb. Il vous faudra donc des armes. Et tout cela coûte, parfois très cher lorsqu’il faut se ravitailler dans un port perdu au milieu de nulle part, où les locaux savent que vous n’avez aucun autre choix que d’accepter leur offre « généreuse » si vous ne voulez pas juste dériver jusqu’à ce que la folie et la faim ne viennent vous achever.


Figure 2: Les lumières de Londres sont encore en vue. Profitez, cela ne durera pas.


Le gameplay en lui-même est simple, voire même simpliste, et souvent accusé d’être beaucoup trop lent. À cela je répondrai… oui en fait. Les combats sont longs et les voyages sont longs, voire très longs entre les différents ports, et tenter d’accélérer en poussant les moteurs les ruinera rapidement. Ainsi, le jeu se sépare entre des phases de lectures – dans les ports – et des phases de voyage, où il ne se passe qu’assez peu de choses. Pour ma part, je ne vois pas cela comme un défaut mais comme une qualité. En effet, ces phases de creux permettent de faire ressortir chaque escale, chaque histoire, en donnant le temps au joueur d’y réfléchir, de la repasser, d’y repenser. Chaque voyage est, ironiquement, une escale dans l’histoire. Rares sont les jeux à proposer ces temps morts, pourtant si importants, au profit d’une action constante et souvent décérébrées ne servant qu’à garder le joueur accroché suffisamment longtemps pour justifier le prix d’achat.



Figure 3: C'est sur cet écran et non sur les eaux que se trouve le principal attrait du jeu. J'espère que vous aimez lire !


Sunless Sea est aussi l’un des seuls jeux que je connaisse à véritablement utiliser son histoire comme une récompense pour le joueur. La plupart du temps, même dans les RPGs, la récompense pour avoir surmonté une épreuve est d’ordre matérielle : une nouvelle arme, une armure, des points de compétence… bref, des trucs qui font monter les chiffres dans la fiche de perso. Et si ces belles stats permettent ensuite de progresser dans l’histoire, le but ultime est bien plus souvent un gros boss caché demandant de bien farmer que de juste terminer le scénario. Dans Sunless Sea, c’est l’exact inverse : vos stats ne servent qu’à débloquer du contenu, et même si celui-ci peut se solder par une récompense matérielle, il arrive tout aussi souvent que vous repartiez d’un port plus pauvre que vous n’y êtes arrivé, mais avec davantage d’informations.


Figure 4: Dans Sunless Sea, les secrets sont une monnaie. Littéralement.


Enfin, et comme vous l’avez sans doute vu sur les screens, Sunless Sea souffre d’un léger handicap sur la scène française, qui a peut-être, sans doute même, eu un infime impact sur sa popularité.


Il est – et restera certainement vu sa complexité – intégralement en anglais. Et attention, on ne parle pas ici de l’anglais de base qu’on peut voir sur le net ou au boulot, oh que non. On parle la d’anglais tellement littéraire, poétique et recherché que même les natifs sortiront le dico. Donc… oui, petit prérequis d’entrée, que je me suis gardé de vous annoncer en début d’article histoire de garder votre attention.


Et c’est sur cette petite taquinerie que je vais vous quitter. Cet article est plus court que les autres, mais il se trouve que je ne peux, au final, guère vous parler davantage du jeu sans commencer à vous spoiler son contenu, ce que je ne souhaite aucunement faire. Donc, si vous voulez en savoir plus, vous allez devoir enfiler votre ciré et votre casquette, et embarquer sur les eaux sombres de l’Unterzee.


N’oubliez pas votre lampe. De l’ombre naît la terreur, et de la terreur naît la démence. Et de la démence naît le fait de se faire bouffer par son équipage. Ainsi est la vie sur la Zee.


Figure 5: Ou dessous.


Ilmeni

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