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Valorant est de sortie, ça dit quoi dans la presse ?

Voilà, ça c’est fait, Valorant est de sortie. Le Feupeusseu de Riot est en orbite et comme pour Space X, il y a eu pas mal de repompes du côté de la concurrence sans plus d’états d’âme que ça pour s’attirer tout le mérite. Rien de nouveau sous le soleil, car si le carton de Riot, LoL, est aussi populaire aujourd’hui c’est avant tout parce qu’il y a eu un certain Dota avant lui.



Ainsi, après une beta ouverte sponso par Twitch à se coltiner des heures de streams des « Irrito » (cf. les Kassos) pour glaner une clef par-ci par-là, après un lobbying des analystes de la frame, les mabourlous (maboules) de la technique, et des cheaters qui sont sortis du chapeau au bout de seulement 3 jours, je vous propose une rapide revue de presse de ce qui se dit sur le jeu, qui comme le souligne PCGamesN serait « le Frankenstein du jeu de tir multijoueur ».


Aller viendez, c’est parti !


Une chose est sûre, une bonne partie de la presse US souligne les influences, voire le copier/coller de grosses licences phares du créneau avec en tête de gondole CS:Go et Overwatch.


Pour PCGamer en avril, qui avait eu le jeu en preview, « Le squelette de CS:GO est là, mais avec de nombreuses aides magiques autour de lui. Il n’y a pas d’équipement universel que tout le monde peut acheter, donc votre rôle est limité par les capacités de votre agent. » En substance PCGamesN nous signale que les amateurs des RSS, CS:GO, Overwatch et les battle Royal suivront sûrement le mouvement autour de cette chimère. La question qu’ils posent toutefois c’est de savoir « qui va y rester, car si Valorant s’accapare des spécificités de chacun, il n’est aucun de ce jeux là », l’avenir nous le dira. Pour Usgamer « Valorant est imprégné d’une personnalité que la plupart des FPS modernes n’ont pas. » et s’ils précisent que « ce n’est pas un saut aussi énorme que celui de Splatoon » on les comprend. En effet, le design de Splatoon est en adéquation avec le sujet du jeu. Les développeurs de ce dernier ne se sont pas dit « On va mettre des calmars ce sera cool. » Ils ont imaginé un jeu avec un gameplay, des phases de déplacement, des phases de shoot et ensuite il se sont dits « Ok les seiches ça balancent de l’encre, ça collent avec le paintball et ils pourront se déplacer rapidement dans les zones imprégnées de l’encre de leur couleur. » Ici avec Valorant on sent bien l’envie de « faire comme » espérons que par la suite, la profondeur du jeu et le service de suivi donne du grain à moudre aux joueurs.


On sait que Esport et hémoglobine ne font pas bon ménage. Selon Bloomberg, Riot aurait déjà négocié avec un paquet d’acteurs de l’Esport pour l’organisation d’évènements. Il faudra cependant vérifier que l’option « Show Blood » soit bien décochée pour pouvoir y jouer dans ce cadre là. Alors que la polémique autours de la violence dans le jeu vidéo bat toujours son plein, c’est bien entendu un élément non négociable pour se faire bien voir du grand public. De plus, Riot est aujourd’hui une filiale du géant chinois Tencent qui ne voudra surement pas se priver de déployer son jeu sur un territoire où le jeu vidéo est observé à la loupe. (site : Nofrag)


Toujours dans ce bon esprit qu’est l’Esport et en plein tumulte de situation de harcèlement dans leurs propres rangs, les développeurs de Riot assurent vouloir lutter contre le harcèlement sur leur plateformes de jeu en ligne. Perso, je pense que des outils existent déjà, mute le chat, l’audio etc., mais le plus simple, je crois, c’est encore que les joueurs se disciplinent dans leur langage comme dans leurs attitudes. On ne saurait se faire insulter parce que l’on éclate un joueur pro en cup ou encore on ne se verrait pas mettre dans son pseudo des allusions sexuelles dégradantes. Si cela peut s’apparenter à du « folklore », je crois que s’il y a de mauvaises habitudes, il faut les changer, de plus notre loisir culturel n’a pas besoin de ce type de publicité pour être mal vu du grand public, il suffit de lire « La fabrique du crétin digital » de Michel Desmurget pour s’en convaincre. Et si l’auteur a de précieuses données scientifiques sur les répercussions des écrans sur le développement du cerveau humain, il faut bien reconnaître qu’il passe un peu à côté d’une certaine réalité de notre médium. Mais je m’égare revenons à Valorant et ce qu’en dit la presse française, maintenant que le jeu est libre d’accès dans nos contrées.


Le 20 juin, Riot faisait déjà du teasing sur sa beta. A la manière de Fortnite (ben dis donc ils ont décidément de l’imagination chez Riot.) une faille, s’est ouverte dans le ciel annonçant une nouvelle map. Il y aurait même une explication inhérente à la physique d’une certaine substance la « radiante ». Wouaw, un lore dans un FPS-free-to-play-mais-pas-tout-à-fait-car-il-faut-bien-que-les-dev-et-les-actionnaires-gagnent-leur-vie?! Ça donne trop envie « de y jouer ».


Cependant, le FPS 5v5 de RIOT est déjà très populaire et est même passé devant Fortnite en nombre de vues sur Twitch. Toutefois il faut tempérer ces chiffres, le but des viewers étaient principalement d’attraper des clés pour jouer à la beta. Une fois le jeu sorti, les chiffres se sont rapidement rééquilibrés.


Pour Corentin Lamy, du journal Le Monde, Valorant s’apparente à un Overwatch en plus lent, ce qui a semble-t-il tendance à surprendre les joueurs au début.


Par rapport à Overwatch, Valorant serait également moins vertical, moins aérien. Noddus de chez Gamekult, précise que le jeu semble rigide et chiant, mais il nuance son propos en précisant que c’est le type de jeu qui veut cela et que la moindre erreur amène la sanction. Selon lui, l’équilibre fonctionne bien et le jeu s’apparente à un CS qui essaye des choses.


Dans l’absolu, c’est du Riot pur jus, le studio s’approprie les codes des jeux, et les tourne à sa sauce. Cela peut paraître être une recette facile, mais RIOT le fait bien. Pourtant, le journaliste se pose la question de savoir si un studio avec moins de moyen et moins connu aurait bénéficié de la même clémence que le public en a avec RIOT.


Techniquement c’est une réussite aussi, très léger avec ces 3go au téléchargement et 8 go après installation, le jeu tourne sur des configurations très bas de gamme. Mais le choix des couleurs et des nuances permet d’avoir une bonne visibilité ce qui, couplé à une précision de tir rectiligne, en fait un titre agréable à jouer sur tout type de config.


Si Corentin Lamy voit déjà des stades pleins, si le succès est au rendez-vous, Noddus pense que c’est encore trop tôt pour se prononcer. Pire, il pense que le jeu n’est pas du tout prêt pour l’Esport.


Si l’uniformité des skins et de l’audio est un point fort pour le joueur compétitif, c’est au niveau de la spatialisation du son qu’il y a selon lui un souci : pour l’heure il est encore difficile d’identifier clairement d’où vient l’ennemi, les bruits de pas et le son des tirs ne sont pas assez précis, ce qui nuit grandement au confort de jeu pour un joueur averti.


Noddus relève également le manque d’équilibrage entre les sites des bombes sur la map, et si le jeu semble carré, la géométrie des niveaux et les pouvoirs de certains perso semblent avoir été oubliés par les dev, donnant lieux à des situations farfelues comme un perso qui se met à marcher sur des caisses situées au-dessus de la map. Bref des soucis rédhibitoires pour un jeu compétitif.



Valorant n’est pas dénué de soucis au moment sa sortie public, mais gageons que RIOT avec son expérience et son savoir faire, saura résoudre les petits soucis techniques pour lancer les compétitions et en faire le nouveau fps compétitif de ces 10 prochaines années. En tous cas la concurrence est féroce dans le domaine et je suis curieux de savoir qui va remporter la victoire, la gloire et le pognon du côté des Free to play compétitifs. Affaire à suivre.


Tengo_1Q84


Sources : Nofrag, Le Monde, Gamekult.

Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez lire :

"A quoi ressemble « Valorant », le nouveau jeu des créateurs de « League of Legends » ?" par Corentin Lamy

"Test Valorant est plein de bonnes intentions, mais il n'est pas encore prêt" par Noddus

L'ensemble du site de Nofrag


NDLR : En tous les cas, à l'ECS, on a parié sur ce nouveau jeu, et nos joueurs s'activent dans l'ombre pour être prêts dès que les compétitions seront lancées. Nous leur souhaitons bonne chance et avons hâte de pouvoir vous conter leurs exploits !

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